Une immersion humaine et culturelle en Guinée : l’aventure de Yanis 🌍

Depuis le 20 mars, je suis à Conakry chez la famille d’Ambre, une amie rencontrée grâce au scoutisme. Aujourd’hui animatrice et en voyage à l’autre bout du monde, elle m’a présenté sa famille via les réseaux sociaux. Leur accueil chaleureux et authentique reflète parfaitement l’esprit de la Guinée. Dès mon arrivée, la famille m’a accueilli comme l’un des leurs.
Une pause prévue… mais prolongée par amour pour Conakry
Initialement, je comptais rester deux ou trois jours pour me reposer et effectuer un check-up complet de mon vélo. Mais très vite, tout le monde a décidé que je devais rester au moins un mois ! Angeline, la compagne du grand-père d’Ambre, avait des arguments convaincants… et je n’ai pas su résister. Finalement, j’ai passé quinze jours à vivre pleinement « à la guinéenne ».
Chaque jour fut une expérience humaine et culturelle enrichissante. Très vite, dans le quartier et même dans toute la rue, je suis devenu « Tonton Yanis ». J’ai partagé leur quotidien, de moments simples avec les enfants du quartier à des visites marquantes comme celle d’une famille en deuil. Ce fut une véritable leçon de vie : j’ai découvert leur relation particulière avec la mort. Leur chagrin est semblable au nôtre, mais leur manière d’aborder l’après-vie donne un autre sens à la douleur liée à la perte physique. Cette réflexion m’a touché profondément après mes propres épreuves personnelles.
Vivre au rythme de Conakry
Les journées étaient rythmées par des instants simples mais riches : discussions autour des informations télévisées (traitées ici de manière bien plus positive qu’en Europe), balades dans Conakry et moments partagés avec cette famille formidable. Ils m’ont également aidé à organiser la suite de mon voyage : visa pour la Côte d’Ivoire en poche et itinéraire ajusté pour éviter les zones déconseillées comme la Sierra Leone et le Liberia. Ce choix m’a conduit à traverser davantage les terres guinéennes, avec des dénivelés plus exigeants pour mes cuisses… mais c’est aussi ça l’aventure !
Un moment fort fut ma visite à l’école française de Conakry. L’établissement m’a invité à échanger avec les élèves sur mon projet et mon périple. Ces échanges m’ont donné envie de structurer davantage mes interventions futures – peut-être en créant un agenda en ligne pour gérer les conférences !
La fête de fin du Ramadan : un moment inoubliable 🎉
Alors que je pensais reprendre la route avant la fin du Ramadan, ma famille d’accueil m’a convaincu de rester : « Yanis, tu fais partie de notre famille maintenant. Tu ne peux pas partir alors que tout le monde fait la fête. » Comment refuser ? Et heureusement que je suis resté ! Cette célébration fut une découverte incroyable. La joie et la foi qui animent cette fête sont contagieuses. Nous avons rejoint les animations du parc entassés à dix dans une voiture… mais c’est moi qui suis devenu l’attraction principale : tout le monde voulait une photo avec « Tonton Yanis » !
Sur les routes guinéennes : défis et émerveillements
Lorsque j’ai quitté Conakry, ce n’était pas à vélo – trop dangereux avec une circulation chaotique où le code de la route semble inexistant. J’ai donc pris un autocar (mon vélo dans la soute) sur une route cabossée mais pleine d’aventures. Traverser la Guinée Forestière fut une expérience inoubliable : des paysages somptueux sous des pluies torrentielles et des rencontres marquantes.
Cependant, tout ne fut pas simple. À la frontière guinéenne, on a tenté de me faire payer pour quitter le pays – une surprise désagréable puisque personne ne m’avait prévenu ! Heureusement, Angeline est intervenue à distance pour régler la situation. Une fois ce contretemps passé, j’ai franchi sans encombre la frontière ivoirienne.
Bienvenue en Côte d’Ivoire : entre hospitalité et découvertes 🚴
Ma première étape ivoirienne fut Danané. Dès mon arrivée, les routes impeccables avec bandes cyclables m’ont immédiatement impressionné – un luxe après les routes guinéennes ! Les conducteurs sont respectueux et tout est propre et bien entretenu. Les villages se succèdent rapidement, tous portant des noms se terminant par « PLEU », un mystère que je dois encore élucider.
À Danané, j’ai fait une rencontre insolite : un policier ivre que le maire local m’a présenté. Ce dernier a insisté pour me montrer les trésors cachés de sa région… Cette balade a transformé ma matinée prévue sur le vélo en une journée entière de festivités ! Entre visites impromptues dans les villages voisins (où chaque habitant semblait vouloir m’offrir un verre) et privatisation d’une discothèque locale avec le maire et ses adjoints, cette journée fut mémorable.
Cap sur Abidjan : gérer effort et chaleur
Depuis Danané, j’ai repris mon rythme quotidien : environ 100 km par jour à vélo en partant très tôt pour éviter les fortes chaleurs de l’après-midi. Chaque soir est consacré au repos et aux échanges avec les habitants – tout en évitant soigneusement les maires locaux pour préserver mes forces ! Si tout se passe comme prévu, j’atteindrai Abidjan ce week-end.
Une aventure humaine avant tout ❤️
Ce voyage est bien plus qu’un simple périple à vélo. Chaque étape est marquée par des rencontres humaines uniques et des découvertes culturelles profondes. Que ce soit en Guinée ou en Côte d’Ivoire, je suis touché par l’hospitalité et l’authenticité des personnes que je croise.
Je vous donne rendez-vous très bientôt pour partager la suite de mes aventures ! 🚴✨
puis 
Commentez cet article
créez un compte pour accéder aux commentaires